Mis à jour le 28 septembre 2026
Louer son appartement sur Airbnb à Strasbourg est possible et rentable, à condition de respecter un cadre qui s'est nettement renforcé avec la loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur. Voici l'essentiel, dans l'ordre où les questions se posent.
Ce guide est une synthèse informative à jour de septembre 2026. Les règles municipales évoluent : vérifiez toujours les modalités en vigueur auprès de la Ville et de l'Eurométropole de Strasbourg avant de vous lancer.
Résidence principale ou logement dédié
Tout part de cette distinction. Votre résidence principale est le logement que vous occupez au moins huit mois par an. Vous pouvez la louer ponctuellement, dans la limite de 120 nuits par an. Depuis 2025, les communes peuvent abaisser ce plafond jusqu'à 90 nuits.
Un logement dédié (résidence secondaire, investissement locatif) n'est pas soumis à ce plafond, mais sa location en meublé de tourisme relève d'un régime plus strict, décrit plus bas.
Déclaration et numéro d'enregistrement
Tout meublé de tourisme doit être déclaré. La déclaration aboutit à un numéro d'enregistrement qui doit figurer sur chaque annonce, sur Airbnb comme sur Booking. La loi Le Meur généralise cette obligation à toutes les communes via un téléservice national, avec une échéance fixée au 20 mai 2026.
En pratique, les plateformes bloquent les annonces sans numéro valide dans les communes où il est exigé. C'est la première démarche à engager.
Le changement d'usage
À Strasbourg, louer de manière répétée pour de courtes durées un logement qui n'est pas votre résidence principale constitue un changement d'usage, soumis à autorisation préalable de la mairie. Selon la situation du logement et le secteur, l'autorisation peut être temporaire, attachée au propriétaire, ou subordonnée à une compensation (transformer un local d'une autre nature en logement).
C'est le point le plus structurant d'un projet d'investissement : il se vérifie avant l'achat, pas après.
Vous hésitez sur votre situation ?
Nous étudions votre cas lors du premier échange, gratuitement.
La copropriété
Le règlement de copropriété peut interdire ou encadrer la location meublée de courte durée. Depuis la loi Le Meur, une copropriété dont le règlement prévoit une destination d'habitation bourgeoise peut voter l'interdiction des meublés de tourisme à la majorité des deux tiers, hors résidences principales. Les nouveaux règlements doivent se prononcer explicitement sur la question.
Lisez votre règlement, informez le syndic de votre projet et consultez les derniers procès-verbaux d'assemblée générale.
Le DPE
La loi Le Meur aligne progressivement les meublés de tourisme sur les exigences énergétiques de la location classique. Pour les logements soumis à autorisation, un diagnostic de performance énergétique minimal est exigé, avec un calendrier qui se durcit (classe F, puis E à partir de 2028, puis D à partir de 2034). Faites établir un DPE récent et anticipez les travaux si votre logement est classé G ou F.
La taxe de séjour
Chaque voyageur majeur doit s'acquitter de la taxe de séjour, dont le montant dépend du classement du logement. Pour les réservations passées via Airbnb, la plateforme la collecte et la reverse généralement pour vous. Pour les réservations directes, c'est à vous de la collecter et de la déclarer.
Les sanctions
Absence de numéro d'enregistrement, dépassement du plafond de nuits, location sans autorisation de changement d'usage : les amendes prévues par la loi peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros par logement. Les plateformes transmettent par ailleurs des données aux communes, qui contrôlent de plus en plus.
Notre accompagnement
Maison Chinama vous aide à qualifier votre situation, à constituer votre déclaration, à afficher correctement votre numéro d'enregistrement et à piloter le nombre de nuits pour une résidence principale. Pour connaître l'impact fiscal de votre projet, poursuivez avec notre guide de la fiscalité des meublés de tourisme.




